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Descartes, "Méditations Métaphysiques" (4ème méditation) |
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Explication d'un extrait de la quatrième méditation tiré de l'ouvrage de René Descartes "Médiations Métaphysiques".
Texte analysé: « D'où est-ce donc que naissent mes erreurs? C'est à savoir de cela seul que, la volonté étant beaucoup plus ample et plus étendue que l'entendement, je ne la contiens pas dans les mêmes limites, mais que je l'étends aussi aux choses que je n'entends pas; auxquelles étant de soi indifférente, elle s'égare fort aisément, et choisit le mal pour le bien, ou le faux pour l vrai. Ce qui fait que je me trompe et que pèche. Par exemple, examinant ces jours passés si quelque chose existait dans le monde, et connaissant que, de cela seul que j'examinais cette question, il suivait très évidemment que j'existais moi-même, je ne pouvais pas m'empêcher de juger qu'une chose que je concevais si clairement étai vraie, non que je m'y trouvasse forcé par aucune clarté qui était en mon entendement, a suivi une grande inclination en ma volonté; et je me suis porté à croire avec d'autant plus de liberté, que je me suis trouvé avec moins d'indifférence. Au contraire, à présent je ne connais pas seulement que j'existe, en tant que je suis quelque chose qui pense, mais il se présente aussi à mon esprit une certaine idée de la nature corporelle: ce qui fait que je doute si cette nature qui pense, qui est en moi, ou plutôt par laquelle je suis ce que je suis, est différente de cette même chose. Et je suppose ici que je ne connais encore aucune raison, qui me persuade plutôt l'un que l'autre: d'où il suit que je suis entièrement indifférent à nier, ou à l'assurer, ou bien même à m'abstenir d'en donner aucun jugement.
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